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Le Coronavirus, un risque de pandémie ?

Le Coronavirus est une épidémie de pneumonie apparue au mois de décembre en Chine dans la ville de Wuhan dans la province de Hubei.

A ce jour, le nombre de contaminés est de 69 267 personnes, réparties principalement en Chine, et dans 29 autres pays. Aussi, doit-on considérer le Coronavirus comme une épidémie ou une pandémie ?

Carte du Coronavirus
Carte des contamination en temps réel

Quelles sont les inquiétudes à avoir quant à la dispersion du virus à travers le monde ?
La carte ci-dessus indique en temps réel les derniers cas recensés sur la planète. Il est alors tout à fait possible d’établir une première analyse. On remarque que les foyers sont principalement en Chine (65 508 cas confirmés). A ce jour, 29 autres pays sont touchés mais de manière résiduelle. Le virus semble donc (pour l’instant) canalisé, et « contrôlé », ce qui indique que nous sommes actuellement face à une épidémie, et non une pandémie.

Le mot « pandémie » tire son étymologie du mot « pan » (tous) et du mot « démos » (peuple). La distinction entre l’épidémie et la pandémie tient à l’ampleur du phénomène. Les modalités de diffusion sont également à prendre en compte. La pandémie revêt un caractère incontrôlable, ce qui n’est pas encore le cas à l’échelle mondiale. Le verdict est d’ailleurs tombé au début du mois de février : « le coronavirus ne constitue pas à ce stade une pandémie » a déclaré l’OMS.

Par conséquent, comment pourrait-on passer d’une épidémie à une pandémie ?
Dans un premier temps il serait intéressant de se pencher sur les moyens de prise en charge. Les pays européens ont mis en place des protocoles permettant un contrôle poussé des entrants. Qu’en est-il des autres pays ?

Le continent africain est observé de près compte tenu des infrastructures sanitaires parfois déficientes.
Un premier cas de Coronavirus sur le continent pourrait devenir un réel drame, puisque certains territoires ne seraient pas en mesure de canaliser l’épidémie. Les moyens de recensement sont également parfois limités. De plus, la présence chinoise en Afrique n’est plus a démontrer (ex. Ethiopie, Angola, Madagascar, Kenya, etc.). Les risques sont donc élevés. On peut également estimer que plusieurs cas sont déjà présents, mais qu’ils n’ont pas encore été détectés, faute de moyens.

Aussi, l’OMS est elle en train de jouer avec les mots ?
Bien que l’épidémie soit presque sous contrôle comme nous l’explique la Chine, le virus a déjà envahi plusieurs continents. La recrudescence des cas confirmés (essentiellement en Chine) interroge les experts, et le terme « pandémie » commence à être employé dans certains articles d’experts.

D’un point de vue géographique, la notion de dispersion est d’accessibilité est ici impressionnante, et fascinante. Le jeu des échelles indique une probable contamination par une chauve-souris achetée sur le marché de Wuhan pour devenir, en quelques semaines, une épidémie mondiale que l’on retrouve sur presque tous les continents.

Propagation des cas confirmés de SARS-CoV-2 du 12 janvier
 au 14 février 2020. Source : Wikipedia.

En conclusion, le Coronavirus est à ce jour considéré comme une épidémie, même si quelques éléments actuels indiquent une probable évolution en une pandémie selon certains experts. La faiblesse des services sanitaires africains, et indiens (sur certains territoires) pourraient appuyer cette évolution.
Pour les personnes qui s’intéressent à ce phénomène de propagation des maladies infectieuses dans le monde, le site https://www.healthmap.org/fr/ propose de suivre en temps réel les foyers, et la propagation mondiale.

Différents foyers mondiaux des maladies infectieuses. Source : https://www.healthmap.org/fr/

Taal, le volcan le plus insolite du monde !

Le volcan Taal est l’un des volcans les plus insolites du monde. Situé aux Philippines, à 65 km au sud de Manille, la capitale, il menace plus de 20 millions de personnes.

Considéré comme le deuxième volcan le plus actif du pays, le Taal a enregistré 34 éruptions volcaniques au cours de son histoire, tuant ainsi plus de 6 000 personnes.

Le volcan Taal possède deux particularités géographiques intéressantes :

En effet, il se situe sur une île (Luçon), dans un lac (Taal) sur une île (Taal) dans un lac (Crater Lake) sur une île (Vulcain).

De plus, c’est le volcan avec une des plus faibles altitudes du monde (311 mètres).

Le dimanche 12 janvier, une succession de petits séismes ont précédé l’éruption du volcan Taal. Cette dernière s’est matérialisée par une explosion phréatique (vapeur d’eau sous pression), puis de roches et de magma.

Les panaches volcaniques se sont chargés électriquement ce qui a eu pour effet de produire d’impressionnants éclairs. La retombé des cendres rend difficile la circulation depuis plusieurs jours. Les villages voisins sont totalement recouverts. Par conséquent, les 2000 personnes qui habitent l’île de Taal ont été évacuées.

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le détroit d’Ormuz, la zone la plus stratégique de la planète !

Le détroit d’Ormuz relie le golfe Persique au golf d’Oman. Il mesure 180 km de long et 40 km de large (à son point le plus réduit). Il voit passer chaque année environ un tiers de la production mondiale de pétrole, soit environ 2500 pétroliers par an (20 millions de barils par jour).

En dehors de l’impact environnemental catastrophique que représentent ces flux (corridor de migration aviaire, cétacés et palétuviers nains menacés par les pétroliers et les industries d’hydrocarbures), et les risques de piraterie, le détroit d’Ormuz est une des zones les plus stratégiques de la planète !

En effet, les différents conflits des années 1990, 2000, et 2010 comme la guerre du Golfe, la crise navale américano-iranienne, ou le conflit actuel entre les Etats-Unis et l’Iran tirent tous, au moins en partie, de la volonté de maîtriser cet accès.

L’Iran revendique à ce jour le contrôle de cet espace. Les pays du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Irak, Iran, Koweït, Oman, Qatar) ont tous un accès au golfe Persique. Ils donc doivent transiter par le détroit d’Ormuz pour rejoindre les rails de navigations de l’Océan Indien. Tous ces pays représentent un tiers de la production mondiale de pétrole. Le détroit d’Ormuz reste donc à ce jour la seule solution pour l’exportation de l’or noir. Les pipelines saoudiens et émiratis ont une capacité d’exportation limitée.  

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Vers une inversion (inquiétante ?) des pôles magnétiques de la Terre ?

La planète terre est composée de deux pôles nord. En effet, nous connaissons le pôle nord géographique, fixe, et qui correspond au sommet de l’axe de rotation de la terre (coordonnée géographique : 90°N), et le pôle nord magnétique, mobile (il se déplace actuellement de l’arctique Canadien vers la Sibérie), et déterminant dans le fonctionnement d’une boussole (mais pas que…).

Source : lemonde.fr

Le pôle nord magnétique prend ses origines dans le centre de la terre, au cœur du noyau externe, liquide, et essentiellement composé de fer. Ce dernier, sous l’effet de l’évacuation de la chaleur, se met à tourbillonner créant ainsi des courants de convection. Par conséquent, ces tourbillons entraînent des courants électriques (principe de la dynamo) qui entretiennent le champ magnétique de la terre.

Aussi, et depuis une trentaine d’années, les scientifiques ont remarqué une augmentation de la vitesse de déplacement du pôle nord magnétique : 15 km/an en 1900, pour atteindre 55 km/an en 2019.

Une possible inversion des pôles magnétiques est probablement en route ! C’est un phénomène habituel depuis la création de la terre. La dernière inversion a eu lieu il y a 780 000 ans.

Une autre possibilité serait tout simplement « un coup d’accélérateur qui survient brutalement au milieu d’une évolution plus calme. Un peu comme si une voiture roulant à une vitesse constante voyait soudain sa vitesse augmenter ». En effet, et à notre échelle de temps, c’est un phénomène inquiétant, mais tout à fait normal par rapport à l’âge de notre planète (4.5 milliards d’années).

Quelles conséquences si une inversion des pôles magnétiques est en marche ?

Voici une liste des possibles conséquences de cette inversion :

  • perturbations des systèmes de télécommunication : satellites, câbles sous marins…
  • dégradation ou interruption des services de positionnement par satellites, e.g. GPS ou Galileo ;
  • augmentation des radiations reçues par les passagers des avions et les astronautes ;
  • courants induits dans les oléoducs, accélérant leur usure ;
  • courants parasites dans les réseaux électriques, qui peuvent provoquer des pannes de courant (blackout) sur des vastes régions.

Cependant, rien d’inquiétant puisque si une inversion des pôles magnétiques a lieu, nous avons le temps de nous y préparer…Le processus met environ 1000 ans !

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La création d’un nouvel océan sur le continent africain !

La vallée du rift, sur le continent africain, s’étend du golfe d’Aden au Zimbabwe. Cette dernière est constituée de nombreuses failles provenant de l’éloignement progressif entre deux plaques tectoniques : la plaque africaine et la plaque somalienne. Récemment (18 mars 2018), une faille de 15 mètres de profondeur est apparue dans la région de Narok au Kenya.

En effet, les forces d’extensions horizontales entre ces deux plaques entrainent un amincissement de la lithosphère. On remarque ce phénomène par la présence de nombreux lacs, notamment en Tanzanie (ex. lac Manyara) et au Kenya (ex. lac Naivasha, lac Elementeita, lac Nakuru, etc.). Pour cause, l’écartement des deux plaques entraine l’infiltration vers la surface terrestre des eaux souterraines. Ce sont les prémisses à la création d’un nouvel océan.

La vallée du rift en Afrique de l’Est
Source : Wikipedia

En conclusion, cet écartement des deux plaques tectoniques est la première étape à la création d’un nouvel océan. Par conséquent, on pourrait observer dans plusieurs dizaines de millions d’années, la création d’une île qui se détacherait de l’Afrique, composée de l’Ethiopie, de la Somalie, du Kenya et de la Tanzanie. 

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Géo-Savoir : Tchernobyl comme refuge pour la faune

Géo-Savoir : Tchernobyl comme refuge pour la faune

Géo-Savoir : Tchernobyl comme refuge pour la faune. La forte radioactivité encore présente à Tchernobyl (Ukraine) entraîne une faible présence humaine dans la zone, ainsi qu’une absence d’activités cynégétiques (chasse) permettant à la faune menacée par l’Homme de prospérer et d’y trouver refuge (ours, sangliers, loups, cerfs, etc.).

Le 26 avril 1986, le réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl, au nord de l’Ukraine, explose. Il s’agit de la plus grave catastrophe nucléaire du XXème siècle classée au niveau 7, le niveau le plus élevé sur l’échelle internationale des événements nucléaires (INES).

En conséquence, 250 000 personnes évacuées en Biélorussie, en Ukraine et en Russie. C’est à ce jour une ville fantôme. 4 zones de contamination radioactives décroissantes sont en place. 2 d’entre elles ne sont pas évacuées, mais leurs habitants disposent d’un suivi médical.

Les maladies

De nombreuses maladies génétiques ont découlé de cette catastrophe. Il est à ce jour compliqué d’estimer le nombre de morts, car ces derniers ont succombé à des cancers et autres maladies génétiques bien plus tard. Certaines études apportent cependant le nombre total de un million de morts.

Aussi, la catastrophe de Tchernobyl a entraîné la désertification de tout un territoire. Grâce à la faible présence humaine, la faune et la flore ont donc pu se développer malgré la forte radioactivité.

Certains chercheurs ont d’ailleurs remarqué les effets de la radioactivité sur les espèces vivantes entraînant parfois des mutations génétiques. Cependant, aucun animal mutant n’existe dans la zone, mais des transformations génétiques sur des espèces de type bactérie sont observables.

En effet, les mutations génétiques lourdes entraînent souvent la mort de l’animal qui ne peut se reproduire. Il ne reste alors que les animaux en bonne santé. Enfin, la présence de radioactivité dans la zone autour de Tchernobyl varie énormément (entre deux endroits le taux peut être 40 000 fois plus faible). Les animaux ne s’exposent donc pas à une radioactivité permanente.

Tchernobyl
Géosavoir

Tchernobyl comme refuge pour la faune

Géo-Savoir : Le tiers-monde, le deuxième monde et le premier monde

Géo-Savoir : Le tiers-monde

Géo-Savoir : Le tiers-monde. L’expression «tiers-monde», lancée par Alfred Sauvy en 1952, désignait les pays en voie de développement n’appartenant ni au monde occidental capitaliste (le premier monde) ni au bloc communiste (le deuxième monde).

Aussi, le terme « tiers-monde » est apparu afin de classer les pays ne faisant pas partie des deux grands blocs. Il est initialement publié dans un article d’Alfred Sauvy.

« Nous parlons volontiers des deux mondes en présence, de leur guerre possible, de leur coexistence. Nous oublions trop souvent qu’il en existe un troisième, le plus important […] C’est l’ensemble de ceux que l’on appelle […] les pays sous-développés […]. Ce Tiers Monde ignoré, exploité, méprisé […] veut, lui aussi, être quelque chose. », Alfred Sauvy. 

Le tiers-monde représente donc le décalage croissant entre le monde traditionnel et le monde moderne. Cependant, la complexité des situations économiques, sociales, démographiques, politiques de chaque pays rend à ce jour cette expression inadaptée. Son auteur la réfute en 1988.

« Que l’on permette au créateur de l’expression tiers-monde, il y a déjà près de quarante ans, de la répudier, tant elle fait oublier la diversité croissante des cas. Englober dans le même terme les pays d’Afrique noire et « les quatre dragons » ne peut mener bien loin. », Alfed Sauvy.

Par conséquent, le terme de tiers-monde n’est plus employé depuis les années 1970. Ce dernier a cependant eu pour objectif de montrer à la planète entière que les États en dehors des deux blocs avaient pour objectif d’exister malgré un développement différent. À l’instar du tiers état de l’ancien régime qui refusait de « n’être rien », les États du tiers-monde ont revendiqué leur appartenance à l’histoire du monde.

Qu’en est il aujourd’hui ?

En 2003, dans sa réponse à une question de Jean-Marc Biais « Peut-on encore parler de « tiers-monde », mot que vous avez inventé, en 1956, avec Alfred Sauvy ? », Balandier maintient son terme.

« Cette expression a connu un succès planétaire. Mais, souvent, elle a suscité des malentendus. Il ne s’agissait pas de définir un troisième ensemble de nations, à côté des deux blocs en guerre froide. Non, c’était une référence au tiers état de l’Ancien Régime. Cette partie de la société qui refusait de « n’être rien », selon le pamphlet de l’abbé Sieyès.
Cette notion désigne donc la revendication des tierces nations qui veulent s’inscrire dans l’Histoire. Aussi, après une longue éclipse, l’initiative est reprise aujourd’hui par quelques pays en cours de modernisation : le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud. Lors de la récente conférence de Cancun, ils ont affirmé une forte identité face aux puissances occidentales. N’est-ce pas le début d’une renaissance du tiers-monde ?
 ».

A ce jour, les spécialiste préfèrent parler de « pays les moins avancés » (PMA).

Géo-Savoir : Le tiers-monde

Géo-Savoir : les deux seuls pays doublement enclavés au monde

Géo-Savoir : les deux seuls pays doublement enclavés au monde

Géo-Savoir : les deux seuls pays doublement enclavés au monde. Le Liechtenstein et l’Ouzbékistan sont les seuls pays au monde à être doublement enclavés. Il faut traverser un pays lui-même enclavé avant d’arriver dans un pays ayant un accès à l’océan.

On dit d’un pays qu’il est enclavé quand ce dernier ne dispose pas d’un accès à l’Océan. Un pays doublement enclavé est lui-même entouré de pays qui n’ont pas d’accès à l’océan.
En effet, et dans le cas du Liechtenstein, il faut traverser la Suisse et l’Autriche qui sont également deux pays enclavés afin de rejoindre l’Italie, la France, l’Allemagne ou la Slovénie qui ont une façade océanique.
En ce qui concerne l’Ouzbékistan, il est obligatoire de traverser le Kazakhstan, le Turkménistan, le Tadjikistan, le Kirghizistan et l’Afghanistan, eux-même enclavés pour accéder à l’Iran ou au Pakistan qui possèdent une côte océanique.

Géo-Savoir : les deux seuls pays doublement enclavés au monde

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Géo-Savoir : le drapeau de la Belgique à l’envers depuis 183 ans

Géo-Savoir : le drapeau de la Belgique à l’envers depuis 183 ans

Géo-Savoir : le drapeau de la Belgique à l’envers. Le drapeau de la Belgique est à l’envers depuis 183 ans. C’est le seul drapeau au monde qui ne respecte pas l’ordre des couleurs indiqué par la constitution.

Géo-Savoir : le drapeau de la Belgique à l’envers

Le drapeau tricolore national de la Belgique se compose de trois bandes verticales. La première est noire, la deuxième est jaune et la troisième est rouge. Les couleurs du drapeau belge sont celles de l’écu de l’ancien duché de Brabant. Il représente un lion d’or (jaune), sur fond de sable (noir), armé (griffes) et lampassé (langue) de gueules (rouge). Cependant, ce drapeau est à l’envers depuis 183 ans selon Jogchum Vrielink, spécialiste du droit constitutionnel à la Katholieke Universiteit de Louvain. En 1830, les couleurs étaient dans l’ordre rouge, jaune et noir et les bandes étaient inclinées de façon horizontale.

Le drapeau de la Belgique est à l’envers depuis 183 ans.Drapeau belge en 1830

En 1831, le Belgique a décidé de retourner son drapeau afin de se démarquer de celui de l’ancien envahisseur néerlandais. Pour des raisons héraldiques, on décide de fixer la couleur la plus foncée à la hampe, ce qui donne le drapeau que nous connaissons à ce jour. Toutes ces interventions ont été réalisées sans changer la constitution. A ce jour, le drapeau belge ne respecte donc pas l’ordre indiqué par la constitution. Cette anomalie devrait perdurer, car la Belgique n’a pas prévu de changer la constitution ni de retourner tous ses drapeaux.

 

Le drapeau de la Belgique est à l’envers depuis 183 ans.

La vexillologie — de vexillum, nom de l’étendard dans les armées romaines — est l’étude des drapeaux et pavillons. Un drapeau est une pièce d’étoffe attachée à une hampe, qui représente la personnalité juridique collective d’un groupe ou d’une communauté.

Géo-Savoir : l’Australie et la dérive des continents

Géo-Savoir : l’Australie et la dérive des continents

Géo-Savoir : l’Australie et la dérive des continents. En raison de la dérive des continents, l’Australie a récemment été obligée de
déplacer ses coordonnées GPS de 1.5 m. Elle a déjà changé 4 fois ses coordonnées en 50 ans.

Géo-Savoir : l'Australie et la dérive des continents

La plaque continentale de l’Australie est la plaque tectonique la plus mobile de la planète. Elle s’est séparée du supercontinent Gondwana au Cambrien (de -542 millions d’années à -488 millions d’années) puis a commencé à dériver lors du Jurassique (de -201,6 millions d’années à -145,5 millions d’années).

Aussi, l’Australie s’est déplacée de 1.5 mètre depuis 1984. Par conséquent, le pays-continent bouge de 7 cm par an vers le nord. Il entre en collision avec la plaque pacifique qui elle dérive à l’ouest à la vitesse de 11 cm/an.

Il est donc primordial d’effectuer une mise à jour rapide des coordonnées afin d’éviter de trop grands changements dans le temps, particulièrement à une époque où la géolocalisation est devenue omniprésente, voire indispensable. En effet, la marge d’erreur pour les GPS réservés à un usage civil est entre 3 et 5 métres mais le développement des activités comme la voiture autonome notamment oblige un rétrécissement de la marge d’erreur pour des raisons évidentes de sécurité. Ces véhicules autonomes sont réservés à des usages différents comme l’agriculture ou encore le tourisme.

L’État australien anticipe même sur la dérive des continents et a commencé à mettre à jour ses données GPS pour les faire correspondre à la situation géographique de l’Australie en 2020 (environ 20 cm de plus qu’aujourd’hui). Ce nouveau jeu de données sera enregistré sous le nom « GDA2020 », pour « Geocentric Datum Australia 2020 ». Un processus automatique de mise à jour devrait également voir le jour afin de faciliter ces changements récurrents.

Pour plus d’informations, c’est par ici !

Géo-Savoir : l'Australie et la dérive des continents

 

Géo-Savoir : combien d’êtres humains sur la planète ?

Géo-Savoir : combien d’êtres humains sur la planète ?

Géo-Savoir : combien d’êtres humains sur la planète ? 108 milliards d’êtres humains auraient vécu sur la planète depuis le début de l’humanité selon le «population reference bureau».

A Washington, le PRB (population reference bureau) effectue des estimations du nombre d’êtres humains présents sur la planète depuis le début de l’humanité. Cependant, ces estimations restent encore imprécises, car nous avons encore des doutes quant à l’apparition de l’humanité. Nous pensions il y’a peu de temps que les Homos Sapiens étaient apparus en Afrique il y’a 200 000. depuis, nous avons découvert le site de Jebel Irhoud au Maroc. Ce dernier indique une présence d’Homo Sapiens sur ce territoire il y’a au moins 300 000 ans. Cette différence de 100 000 ans influe indéniablement sur les estimations.
Par conséquent, le nombre de 108 milliards et un mélange entre données officielles et hypothèses par rapport aux époques et aux données géographiques.

« On ne dispose d’absolument aucune donnée démographique pour 99% de l’existence de l’humanité sur la Terre », explique le PRB.

Premières estimations

Les premières estimations du PRB remontent à 8000 ans avant J.C. La population totale se situait aux alentours de 5 millions. En l’an 1, les humains étaient 300 millions. Cela nous donne un taux de croissance très faible, 0,05% par an (contre 1,3% aujourd’hui) qui s’explique assez logiquement. Le nombre d’êtres humains n’a donc pas augmenté de façon linéaire ou exponentielle. En effet, les conditions sanitaires ainsi que les nombreuses guerres qu’a connue l’humanité ont bouleversé la démographie mondiale.

« Selon toute vraisemblance, les populations humaines des différentes régions ont augmenté ou diminué suite aux famines, aux aléas des troupeaux d’animaux, aux hostilités et aux changements de conditions atmosphériques et climatiques », affirme le PRB.

En effet, à l’époque, l‘espérance de vie était terriblement faible. Par exemple, en France, entre 1100 et 700 avant Jésus Christ, l’espérance de vie à la naissance se situait entre 10 et 12 ans ! Environ la moitié des naissances se soldent alors par un décès avant l’âge adulte.

A ce jour, l’augmentation de la population (ou plus exactement sa répartition) pose des interrogations sur l’accès aux ressources de notre planète.

combien d'êtres humains sur la planète ?

Géo-Savoir : Le drapeau des Philippines change selon la situation du pays

Géo-Savoir : Le drapeau des Philippines change selon la situation du pays

Géo-Savoir : Le drapeau des Philippines change selon la situation du pays. En temps normal, il est composé d’une bande bleue en haut et d’une bande rouge en bas : Géo-Savoir : Le drapeau des Philippines change selon la situation du pays

Lorsque la bande rouge est située en haut c’est que le pays est en guerre :

Géo-Savoir : Le drapeau des Philippines change selon la situation du pays
Cet inversement du sens du drapeau est cohérente. En effet, le rouge symbolise le patriotisme et le courage tandis que le bleu symbolise la paix et la justice. À la hampe, un triangle équilatéral blanc complète le dessin. Il représente l’égalité et la fraternité. Au centre du triangle, un soleil stylisé d’or à huit rayons qui représentent les huit premières provinces mises sous la loi martiale par les colonisateurs. Dans chaque coin du triangle, une étoile d’or à cinq branches : l’une représente Luçon, une autre Visayas et la troisième Mindanao.

Il arrive parfois que des couacs diplomatiques arrivent lorsque des Nations ou institutions étrangères hissent le mauvais drapeau. C’est arrivé à Facebook qui, en 2016, afin de souhaiter une bonne fête d’indépendance aux Philippines, a publié le drapeau philippin inversé, signalant par erreur que le pays était en guerre. Facebook s’est alors excusé dans le quotidien The Star :
« Nous tenons profondément à notre communauté des Philippines, et dans une tentative visant à connecter les personnes les unes avec les autres le jour de l’Indépendance, nous nous sommes trompés. ».

Géo-Savoir : Le drapeau des Philippines change selon la situation du pays

Géo-Savoir : 6 communes en France possèdent un maire, mais pas d’habitant

Géo-Savoir : 6 communes en France possèdent un maire, mais pas d’habitant

Géo-Savoir : 6 communes en France possèdent un maire, mais pas d’habitant.  Elles ont le statut de «communes mortes pour la France» pour avoir été détruites durant la bataille de Verdun (1916) pendant la Seconde Guerre mondiale. Cliquez ici pour voir la carte.

Ces six communes sont situées dans le département de la Meuse :

  • Beaumont-en-Verdunois
  • Bezonvaux
  • Cumières-le-Mort-Homme
  • Fleury-devant-Douaumont
  • Haumont-près-Samogneux
  • Louvemont-Côte-du-Poivre

Pour des raisons liées à la présence de munitions non explosées, mais également pour conserver la mémoire, ces villages n’ont jamais été reconstruits. Les terrains ont été achetés par l’Etat en 1919 afin de leur octroyer un statut particulier. Ils possèdent cependant un conseil municipal composé de trois personnes, dont un maire nommé par le préfet de la Meuse. Il n’y a donc pas d’élections municipales !

Ces maires ont les mêmes attributs que les autres maires de France. Ils sont responsables de l’entité administrative du village et possèdent une écharpe tricolore. Ils siègent à la communauté de communes, s’occupent du registre d’état civil, bloqué à zéro habitant, et de l’entretien du village et notamment du monument aux morts. Les maires sont également en charge de la mémoire et organisent des circuits du souvenir.

Ces 6 villages possèdent encore un code postal !

Géo-Savoir : 6 communes en France possèdent un maire, mais pas d'habitant

 

Géo-Savoir : la Température la plus froide du monde

Géo-Savoir : la Température la plus froide du monde

Géo-Savoir : la Température la plus froide du monde. La température la plus froide enregistrée sur Terre est de -89,2°C. Elle a été mesurée, in situ, sur la station de recherche russe de Vostok en Antarctique le 21 juillet 1983.

La base antarctique russe de Vostok a été créée en 1957 à l’occasion de l’année géophysique internationale. Elle est située à 3488 mètres au-dessus du niveau de la mer et à 1253 kilomètres du pôle Sud. Elle est considérée comme la base scientifique la plus isolée de l’Antarctique (78° 27′ 52″ Sud, 106° 50′ 14″ Est).

La température de -93.2°C a également pu être enregistrée sur la base scientifique. Cette température n’a cependant pas été validée, car elle n’a pas été mesurée in situ, mais par une télédétection réalisée par le satellite Landsat 8.

La température la plus chaude enregistrée à Vostok est de -12.2°C. La température moyenne annuelle est de -54.1°C.

Par continent, les records des plus basses températures sont les suivants :

  • Afrique : -23.9°C à Ifrane au Maroc le 11 février 1935.
  • Amérique du Nord : -63°C à Snag au Canada le 2 février 1947 (ou -66.1°C ) Nortice au Groenland le 9 janvier 1954).
  • Amérique du Sud : -38.9°C à Sarmiento en Argentine le 1er juin 1907.
  • Asie : -67.8°C à Oïmiakon (lieu peuplé le plus froid de la planète) en Russie le 6 février 1933.
  • Europe : -58.1°C à Ust’Shugor en Russie le 31 décembre 1978.
  • Océanie : -23°C à Charlotte Pass en Australie le 29 juin 1994.

 

Géo-Savoir : la Température la plus froide du monde

Pour plus de renseignements c’est par ici !

Géo-Savoir : 42 minutes pour traverser la planète

Géo-Savoir : 42 minutes pour traverser la planète

Géo-Savoir : 42 minutes pour traverser la planète. Si vous creusez un tunnel à travers la terre et que vous sautez dedans, il vous faudra 42 minutes pour vous rendre de l’autre côté de la planète.

Beaucoup de paramètres doivent être pris en compte pour aboutir à cette conclusion. Il faut tout d’abord creuser un trou du pôle Nord au pôle Sud afin d’éviter la force de Coriolis (cette force nous obligerait à nous cogner sur les parois du tunnel. En effet, si vous faites l’expérience de lancer une balle sur un tourniquet cette dernière n’aura pas une trajectoire rectiligne). Il serait également utile de creuser un trou dépourvu d’air, car la chute serait très longue (nous serions obligés de porter une combinaison de cosmonaute).

Il est également admis que la vitesse atteinte lors de la descente sur la première moitié du voyage serait suffisamment importante pour permettre à la personne de continuer contre la gravité de l’autre côté de la planète, jusqu’à la surface.

Géo-Savoir : 42 minutes pour traverser la planète

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Géo-Savoir : l’endroit le plus profond de la planète

Géo-Savoir : l’endroit le plus profond de la planète

Géo-Savoir : l’endroit le plus profond de la planète. L’endroit le plus profond de la planète est le « challenger deep » dans la fosse des Mariannes. Il est près de 11 km sous la surface de l’océan et seulement 3 personnes ont déjà pu s’y aventurer.

Géo-Savoir : l'endroit le plus profond de la planète

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Géo-Savoir : les océans contiennent de l’or

Géo-Savoir : les océans contiennent de l’or

Géo-Savoir : les océans contiennent de l’or. Les océans contiennent près de 20 millions de tonnes d’or.  Chaque litre d’eau de mer contient environ 13 milliardièmes de gramme.

Géo-Savoir : les océans contiennent de l'or

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Géo-Savoir : le plus haut sommet du monde n’est pas l’Everest

Géo-Savoir : le plus haut sommet du monde n’est pas l’Everest

Géo-Savoir : le plus haut sommet du monde n’est pas l’Everest. Le volcan Chimborazo en Equateur peut être défini comme le plus haut sommet du monde, car il est le plus éloigné du centre de la Terre (6 384.416 km contre 6 382.605 km pour l’Everest). Cela est dû à la forme ellipsoïdale de la terre.

Géo-Savoir : le plus haut sommet du monde n'est pas l'Everest

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Géo-Savoir : ce n’est pas la Seine qui coule à Paris

Géo-Savoir : ce n’est pas la Seine qui coule à Paris

Géo-Savoir : ce n’est pas la Seine qui coule à Paris. Ce n’est pas la Seine qui coule à Paris, mais l’Yonne. En effet, on considère que c’est le fleuve avec le plus petit débit qui se jette dans l’autre. A Montereau-Fault-Yonne (77), la Seine a un débit de 80 m3/seconde, tandis que l’Yonne a un débit de 93 m3/seconde.

Géo-Savoir : ce n'est pas la Seine qui coule à Paris

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Géo-Savoir : villes vikings en Normandie

Géo-Savoir : villes vikings en Normandie

Géo-Savoir : villes vikings en Normandie. On estime entre 400 et 500 le nombre de villes en Normandie portant un nom issu de la langue viking (le norrois). Ces noms se terminent entre autres par « tot » (« toft » désignant un domaine agricole en norrois) ou « bec » (« bekkur » signifiant un ruisseau), comme Yvetot et Orbec.

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