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Le Coronavirus, un risque de pandémie ?

Le Coronavirus est une épidémie de pneumonie apparue au mois de décembre en Chine dans la ville de Wuhan dans la province de Hubei.

A ce jour, le nombre de contaminés est de 69 267 personnes, réparties principalement en Chine, et dans 29 autres pays. Aussi, doit-on considérer le Coronavirus comme une épidémie ou une pandémie ?

Carte du Coronavirus
Carte des contamination en temps réel

Quelles sont les inquiétudes à avoir quant à la dispersion du virus à travers le monde ?
La carte ci-dessus indique en temps réel les derniers cas recensés sur la planète. Il est alors tout à fait possible d’établir une première analyse. On remarque que les foyers sont principalement en Chine (65 508 cas confirmés). A ce jour, 29 autres pays sont touchés mais de manière résiduelle. Le virus semble donc (pour l’instant) canalisé, et « contrôlé », ce qui indique que nous sommes actuellement face à une épidémie, et non une pandémie.

Le mot « pandémie » tire son étymologie du mot « pan » (tous) et du mot « démos » (peuple). La distinction entre l’épidémie et la pandémie tient à l’ampleur du phénomène. Les modalités de diffusion sont également à prendre en compte. La pandémie revêt un caractère incontrôlable, ce qui n’est pas encore le cas à l’échelle mondiale. Le verdict est d’ailleurs tombé au début du mois de février : « le coronavirus ne constitue pas à ce stade une pandémie » a déclaré l’OMS.

Par conséquent, comment pourrait-on passer d’une épidémie à une pandémie ?
Dans un premier temps il serait intéressant de se pencher sur les moyens de prise en charge. Les pays européens ont mis en place des protocoles permettant un contrôle poussé des entrants. Qu’en est-il des autres pays ?

Le continent africain est observé de près compte tenu des infrastructures sanitaires parfois déficientes.
Un premier cas de Coronavirus sur le continent pourrait devenir un réel drame, puisque certains territoires ne seraient pas en mesure de canaliser l’épidémie. Les moyens de recensement sont également parfois limités. De plus, la présence chinoise en Afrique n’est plus a démontrer (ex. Ethiopie, Angola, Madagascar, Kenya, etc.). Les risques sont donc élevés. On peut également estimer que plusieurs cas sont déjà présents, mais qu’ils n’ont pas encore été détectés, faute de moyens.

Aussi, l’OMS est elle en train de jouer avec les mots ?
Bien que l’épidémie soit presque sous contrôle comme nous l’explique la Chine, le virus a déjà envahi plusieurs continents. La recrudescence des cas confirmés (essentiellement en Chine) interroge les experts, et le terme « pandémie » commence à être employé dans certains articles d’experts.

D’un point de vue géographique, la notion de dispersion est d’accessibilité est ici impressionnante, et fascinante. Le jeu des échelles indique une probable contamination par une chauve-souris achetée sur le marché de Wuhan pour devenir, en quelques semaines, une épidémie mondiale que l’on retrouve sur presque tous les continents.

Propagation des cas confirmés de SARS-CoV-2 du 12 janvier
 au 14 février 2020. Source : Wikipedia.

En conclusion, le Coronavirus est à ce jour considéré comme une épidémie, même si quelques éléments actuels indiquent une probable évolution en une pandémie selon certains experts. La faiblesse des services sanitaires africains, et indiens (sur certains territoires) pourraient appuyer cette évolution.
Pour les personnes qui s’intéressent à ce phénomène de propagation des maladies infectieuses dans le monde, le site https://www.healthmap.org/fr/ propose de suivre en temps réel les foyers, et la propagation mondiale.

Différents foyers mondiaux des maladies infectieuses. Source : https://www.healthmap.org/fr/

Taal, le volcan le plus insolite du monde !

Le volcan Taal est l’un des volcans les plus insolites du monde. Situé aux Philippines, à 65 km au sud de Manille, la capitale, il menace plus de 20 millions de personnes.

Considéré comme le deuxième volcan le plus actif du pays, le Taal a enregistré 34 éruptions volcaniques au cours de son histoire, tuant ainsi plus de 6 000 personnes.

Le volcan Taal possède deux particularités géographiques intéressantes :

En effet, il se situe sur une île (Luçon), dans un lac (Taal) sur une île (Taal) dans un lac (Crater Lake) sur une île (Vulcain).

De plus, c’est le volcan avec une des plus faibles altitudes du monde (311 mètres).

Le dimanche 12 janvier, une succession de petits séismes ont précédé l’éruption du volcan Taal. Cette dernière s’est matérialisée par une explosion phréatique (vapeur d’eau sous pression), puis de roches et de magma.

Les panaches volcaniques se sont chargés électriquement ce qui a eu pour effet de produire d’impressionnants éclairs. La retombé des cendres rend difficile la circulation depuis plusieurs jours. Les villages voisins sont totalement recouverts. Par conséquent, les 2000 personnes qui habitent l’île de Taal ont été évacuées.

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le détroit d’Ormuz, la zone la plus stratégique de la planète !

Le détroit d’Ormuz relie le golfe Persique au golf d’Oman. Il mesure 180 km de long et 40 km de large (à son point le plus réduit). Il voit passer chaque année environ un tiers de la production mondiale de pétrole, soit environ 2500 pétroliers par an (20 millions de barils par jour).

En dehors de l’impact environnemental catastrophique que représentent ces flux (corridor de migration aviaire, cétacés et palétuviers nains menacés par les pétroliers et les industries d’hydrocarbures), et les risques de piraterie, le détroit d’Ormuz est une des zones les plus stratégiques de la planète !

En effet, les différents conflits des années 1990, 2000, et 2010 comme la guerre du Golfe, la crise navale américano-iranienne, ou le conflit actuel entre les Etats-Unis et l’Iran tirent tous, au moins en partie, de la volonté de maîtriser cet accès.

L’Iran revendique à ce jour le contrôle de cet espace. Les pays du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Irak, Iran, Koweït, Oman, Qatar) ont tous un accès au golfe Persique. Ils donc doivent transiter par le détroit d’Ormuz pour rejoindre les rails de navigations de l’Océan Indien. Tous ces pays représentent un tiers de la production mondiale de pétrole. Le détroit d’Ormuz reste donc à ce jour la seule solution pour l’exportation de l’or noir. Les pipelines saoudiens et émiratis ont une capacité d’exportation limitée.  

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Vers une inversion (inquiétante ?) des pôles magnétiques de la Terre ?

La planète terre est composée de deux pôles nord. En effet, nous connaissons le pôle nord géographique, fixe, et qui correspond au sommet de l’axe de rotation de la terre (coordonnée géographique : 90°N), et le pôle nord magnétique, mobile (il se déplace actuellement de l’arctique Canadien vers la Sibérie), et déterminant dans le fonctionnement d’une boussole (mais pas que…).

Source : lemonde.fr

Le pôle nord magnétique prend ses origines dans le centre de la terre, au cœur du noyau externe, liquide, et essentiellement composé de fer. Ce dernier, sous l’effet de l’évacuation de la chaleur, se met à tourbillonner créant ainsi des courants de convection. Par conséquent, ces tourbillons entraînent des courants électriques (principe de la dynamo) qui entretiennent le champ magnétique de la terre.

Aussi, et depuis une trentaine d’années, les scientifiques ont remarqué une augmentation de la vitesse de déplacement du pôle nord magnétique : 15 km/an en 1900, pour atteindre 55 km/an en 2019.

Une possible inversion des pôles magnétiques est probablement en route ! C’est un phénomène habituel depuis la création de la terre. La dernière inversion a eu lieu il y a 780 000 ans.

Une autre possibilité serait tout simplement « un coup d’accélérateur qui survient brutalement au milieu d’une évolution plus calme. Un peu comme si une voiture roulant à une vitesse constante voyait soudain sa vitesse augmenter ». En effet, et à notre échelle de temps, c’est un phénomène inquiétant, mais tout à fait normal par rapport à l’âge de notre planète (4.5 milliards d’années).

Quelles conséquences si une inversion des pôles magnétiques est en marche ?

Voici une liste des possibles conséquences de cette inversion :

  • perturbations des systèmes de télécommunication : satellites, câbles sous marins…
  • dégradation ou interruption des services de positionnement par satellites, e.g. GPS ou Galileo ;
  • augmentation des radiations reçues par les passagers des avions et les astronautes ;
  • courants induits dans les oléoducs, accélérant leur usure ;
  • courants parasites dans les réseaux électriques, qui peuvent provoquer des pannes de courant (blackout) sur des vastes régions.

Cependant, rien d’inquiétant puisque si une inversion des pôles magnétiques a lieu, nous avons le temps de nous y préparer…Le processus met environ 1000 ans !

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La création d’un nouvel océan sur le continent africain !

La vallée du rift, sur le continent africain, s’étend du golfe d’Aden au Zimbabwe. Cette dernière est constituée de nombreuses failles provenant de l’éloignement progressif entre deux plaques tectoniques : la plaque africaine et la plaque somalienne. Récemment (18 mars 2018), une faille de 15 mètres de profondeur est apparue dans la région de Narok au Kenya.

En effet, les forces d’extensions horizontales entre ces deux plaques entrainent un amincissement de la lithosphère. On remarque ce phénomène par la présence de nombreux lacs, notamment en Tanzanie (ex. lac Manyara) et au Kenya (ex. lac Naivasha, lac Elementeita, lac Nakuru, etc.). Pour cause, l’écartement des deux plaques entraine l’infiltration vers la surface terrestre des eaux souterraines. Ce sont les prémisses à la création d’un nouvel océan.

La vallée du rift en Afrique de l’Est
Source : Wikipedia

En conclusion, cet écartement des deux plaques tectoniques est la première étape à la création d’un nouvel océan. Par conséquent, on pourrait observer dans plusieurs dizaines de millions d’années, la création d’une île qui se détacherait de l’Afrique, composée de l’Ethiopie, de la Somalie, du Kenya et de la Tanzanie. 

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